Suivi de la difficulté maternelle ou paternelle

Tout d'abord, qu'entend-on par « difficulté maternelle » (ou paternelle) ?

Vous pouvez sur cette page, avoir un bref aperçu de ce qu'est une difficulté dans le lien avec un bébé, biologique ou adopté, néanmoins je vous engage à consulter les pages du site « Maman Blues », premier site français en la matière à avoir approché ce sujet du point de vue des femmes (et parfois des hommes) ayant vécu cette épreuve. Le site et l'Association Maman Blues ont été créés au profit d'un public de plus en plus large, particuliers et professionnels de la santé. Le livre publié par l'association est un excellent recueil de témoignages.*J' ai été longtemps l'une des modératrices du forum, puis l'une des co-présidentes de l'association, ce qui a nourri ma pratique de thérapeute .

Dans l'entendement commun, l'arrivée d'un enfant dans la famille, biologique ou adopté, comme c'est un peu plus fréquemment le cas qu’auparavant, doit bien se passer. « L'instinct maternel » devrait émerger spontanément. Cet enfant a, la plupart du temps, été désiré, attendu, et en tous cas pour les parents, tout devrait se dérouler ou presque, selon un schéma naturellement établi. Les média ou tout simplement une expérience antérieure de parentalité n'avaient en rien préparé à ce qui suit : dans environ un cas sur dix, c'est un bouleversement total, un malaise important, un sentiment de rendez-vous raté avec cet enfant.

Petit à petit, rien ne va plus. Épuisement, pleurs, insomnies, sentiment de vide, d'ennui, de profond abattement, parfois peur de son enfant, peur de ses cris la nuit, sentiment de ne pas savoir faire, etc... pour la maman, par exemple.

Irritabilité, malaise, fuite dans le travail, relations extra conjugales, alcool, sentiment de dépression, etc... pour le papa, par exemple.**

Cet événement admis comme allant de soi, qu'est la naissance d'un enfant ou son arrivée au foyer, peut être différent de tout ce qui avait pu être imaginé. Certaines émotions peuvent devenir envahissantes, parfois dès la grossesse. L'élan maternel ou paternel n'est pas toujours au rendez-vous. Le « baby-blues », s'il dure plus de quelques jours, n'en est plus un. Cela peut signifier une difficulté dans la mise en place d'une relation aisée avec son bébé. Il peut alors être nécessaire d'être accompagné psychologiquement.

Pourquoi est-ce mieux d'être accompagné, cela ne peut-il passer tout seul ?

En effet, le bébé va grandir, et certaines difficultés liées à son développement et à la fatigue vont s'alléger. Cependant, la difficulté dans le lien est de deux types, schématiquement parlant :

  • elle peut être liée principalement à l'environnement, c'est-à-dire à des conflits autour de la femme enceinte, avec son compagnon par exemple, ou un décès dans la famille, ou bien communément un accouchement mal vécu. Il suffit parfois d'un accompagnement précoce et bienveillant, même parfois par les proches ou par la structure (psychologues en maternité) pour l'aider à se résorber. Cependant dans certains cas, l'aide d'un professionnel extérieur sera bénéfique.

  • elle peut être liée à l'histoire de la femme ou de l'homme, à des traumatismes infantiles, à des blessures du passé, donc être l'émergence d'une problématique plus profonde. En aucun cas une difficulté maternelle ou paternelle n'a à voir avec la personnalité de la personne concernée, il s'agit de tout autre chose, d'une blessure qui demande à être entendue, accueillie, soutenue et cicatrisée.

Tout événement de vie peut, bien entendu, se résorber avec le temps. Cependant, dans le cas d'une difficulté du lien avec un bébé, l'absence de tout soutien peut favoriser la survenue de troubles ultérieurs, que ce soit dans le lien lui même, que ce soit au niveau de l'un des parents (la souffrance persiste, parfois longtemps après), que ce soit au niveau du développement de l'enfant. Il s'agit néanmoins de rester objectif. Ce n'est pas parce qu'une mère ou un père est en souffrance au moment de la naissance d'un enfant, que le lien va forcément être mis à mal, ou que l'enfant va souffrir, néanmoins il convient de rester vigilant. En effet, chaque personne réagit à sa façon, en fonction de son histoire et de sa capacité de résilience.

Je vous propose un suivi global si le post partum est récent, c'est-à-dire quelques semaines à quelques mois. En cas d'urgence, je peux me déplacer dans un rayon de quelques kilomètres (tarif au forfait, me consulter).

 

Si la difficulté est déjà installée, même depuis des années, elle peut , bien entendu, être également travaillée, d'une façon différente, dans la croyance que tout peut évoluer, même les situations à priori les plus complexes.

 

J'accompagne aussi les parents dans la parentalité adoptive qui peut, parfois, poser des difficultés à l'un ou l'autre des membres du couple, ou aux deux.

 

* « Tremblements de mères » Editions L'Instant Présent

** Vous trouverez des descriptifs et témoignages de manifestations liées à la difficulté du lien sur le site de Maman Blues